Samedi 1 septembre 2007
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Avant toi il n'y avait qu'un chien noir à travers mes journées.
Je ne parlais pas souvent, la musique était trop forte dans l'atelier, mais au chien je montrais les images que je cherchais à l'intérieur des livres, celles de Francis
Bacon et d'Andreï Tarkovski, celles de Paul Rebeyrolle aussi dont je découvrais le travail.
Il fallait que les peintres soient des titans. Qu'ils inventent un monde avec des gestes démesurés.
Par Anton
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Samedi 1 septembre 2007
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2007
20:50
© Hiroshi Watanabe
Toi c'est forcé oui c'est toi, pas encore un corps dans son corps mais une perle, un premier creuset dans son ventre. L'enfant
par où la vie est venue s'embusquer plus intense, aventureuse maintenant.
Le premier enfant annoncé par cette femme que j'étais venue chercher à l'aéroport. Il y avait de la neige et une lampe de chantier qui clignotait dans la chambre, c'était la
nuit de ton annonce, en décembre et loin de France.
Je peux essayer de me souvenir, ce temps de neige et son odeur à elle, différente et laiteuse. C'était quelque chose qu'elle ramenait d'Inde et qu'elle ne savait pas encore
dire. Je regardais ses mains à elle, la terre de sienne dont elle les avait peintes, c'est un ancien langage puisqu'elle n'a pas les mots pour t'annoncer. Juste la peur que cet enfant je n'en
veuille pas. Maintenant oui je pouvais t'inventer. Elle me laisserait construire autour de toi un monde avec des mots. Elle se tairait comme elle aime à se taire, mère silencieuse et dans
l'attente du corps à corps. Je n'avais qu'à tresser les mots, ficeler une histoire pour que tu viennes avec autour de toi, elle te donnait la peau blanche de son ventre, dans l'ombre de ses
bras.
Par Anton Terruel
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